INTERVIEW DU 4 NOVEMBRE 2005

 

CM : Où en est le film "Magma" ?

BW : Si tout va bien, on devrait le faire en 2006. Inch'allah...

 

CM : Tu devais également pour quelques dates en cette fin d'année, accompagner sur scène J. M Luisada dans un spectacle musical de Strauss "Enoch Arden". Ce projet est-il toujours d'actualité ?

BW : Je suppose qu'à cause de Mlle Julie, je ne vais plus pouvoir le faire dans l'immédiat. Tout se règle en ce moment.

 

CM : Tu as tourné "Je t'aime à te tuer" dans la région bordelaise. Comment s'est déroulé ce tournage ?

BW : J'attends de voir le 1er montage. Impatient de sentir si la mayonnaise "a pris"...

 

CM : Tu viens de finir également "Retrouver Sara" où tu retrouvais une équipe que tu connaissais déjà (celle de Garonne). Tu gardes de bons souvenirs de cette participation à ce téléfilm ?

BW : Expérience courte et très agréable, avec des gens que j'aime depuis longtemps. Et j'adore travailler avec Claude D'Anna en particulier.

 

CM : Tu as enregistré un texte pour le CD "Le train de l'espoir" qui paraîtra en fin d'année. Qu'est ce qui t'as motivé à accepter de participer à ce projet ?

BW : La qualité "brute" des textes qu'ont écrit ces femmes, le projet de groupe global, la sincérité de la jeune femme qui s'en occupe, et de mettre à profit le temps libre que j'ai maintenant, depuis l'arrêt de PJ.

 

CM : A partir du 15 février et pendant plusieurs mois, on aura la joie de te retrouver sur les planches du théâtre Marigny à Paris dans une pièce d'August Strindberg "Mademoiselle Julie". Ce projet te tient particulièrement à coeur non ?

BW : Oh, oui ! C'est un auteur qui me passionne particulièrement, les personnages sont fouillés et complexes comme rarement à l'époque et Mlle JULIE est un de ses bijoux.

 

CM : Tu joues le personnage de Jean.  Qu'est ce qui te plait dans ce rôle ?

BW : Un homme prisonnier de sa condition de domestique, intelligent, cultivé qui va jouer son va-tout de façon complexe et perverse avec/contre sa maîtresse. Je n'ai jamais travaillé sur le rapport maître/esclave, sur ce type d'affrontement homme/femme, et c'est passionnant, et si proche de ce que nous nous infligeons parfois les uns aux autres, dans les couples de toutes sortes !...

 

CM : Il y a 2 autres personnages dans cette pièce : Julie et Christine. Qui seront tes partenaires ?

BW : Emilie Dequenne, qui est une actrice formidable que je ne connais pas encore, et Christine Citti, autre actrice passionnante, avec qui j'ai déjà travaillé.

 

CM : Que raconte la pièce ?

BW : Une nuit de folie sado-masochiste entre une jeune aristocrate névrosée, son valet et sa cuisinière, fiancée au valet. Une horde de sentiments se jouent, se manipulent, explosent les corps et les coeurs. C'est très violent, sensuel, psychodramatique jusqu'au tragique.

 

CM : Qu'est ce qui t'intéresse particulièrement dans ce projet ?

BW : Jouer tout ça !!!

 

CM : Qui assurera la mise en scène ? Est ce quelqu'un que tu connais et avec qui tu as déjà travaillé ?

BW : Didier Long est un metteur en scène formidable, enthousiaste, et nous cherchions un spectacle à faire ensemble depuis 2 ou 3 ans. Je suis très excité de travailler avec lui, très ! 

 

CM : Une tournée en province est-elle prévue ?

BW : Pas encore, mais ça va sûrement se mettre en place dans les mois qui viennent.

 

CM : Cette pièce a déjà été adaptée plusieurs fois au théâtre. As tu déjà vu cette pièce sur scène dans une précédente adaptation ?

BW : Oui ! Bien sûr. Avec Eleonore Hirt et Michel Piccoli, à la télévision, il y a longtemps. Et plus récemment avec I. Adjani puis Fanny Ardant et Niels Arestrup.

 

CM : Mademoiselle Julie a même été adaptée au cinéma par Mike Figgis. As-tu vu ce film et si oui, qu'en as-tu pensé (réalisation, comédiens)?

BW : Ca n'a rien à voir avec le théâtre, c'est très adapté pour l'image. J'ai trouvé le film remarquable en tous points. J'aime beaucoup cette proposition, cette vitesse, ce vertige, et la cohérence de l'ensemble des 3 acteurs.

 

CM : En quoi cette nouvelle adaptation va -t-elle être différente des autres ?

BW : Ca, on en reparlera en février !...