INTERVIEW DU 21 NOVEMBRE 2007

 

 

CM : Tu es en pleine tournée avec la pièce de Jean-Luc Lagarce "Juste la fin du monde". Quel est l'accueil du public ? 

Le succès est au rendez-vous ?

BW : On est complet ! Même pendant les grèves... C'est un vrai succès, public, professionnel et de presse aussi.  

C'est assez unanime, on est très content !

 

CM : Pourquoi avoir accepté à nouveau de jouer une pièce de Jean-Luc Lagarce, après avoir interprété il y a 2 ans 

"Derniers remords avant l'oubli" ?

BW : L'histoire est que, lorsque François Berreur (metteur en scène de "Juste la fin du monde") est venu voir

 "Derniers remords avant l'oubli" en 2005, je lui ai dit qu'un jour, j'aimerais bien travailler sur les "autres hommes" 

du théâtre de  Lagarce,  les "vrais gens", personnages si différents du personnage du "poète". Il m'a pris au mot, 

et un an plus tard, me proposait ce spectacle, avec le rôle formidable d'Antoine, ouvrier, frère du poète, resté au pays. 

Ca ne se refuse pas !

 

CM : Qu'est ce qui diffère dans les 2 pièces ?

BW : Là où la situation de crise est "entre amis" dans "Derniers remords avant l'oubli", c'est "en famille" dans 

"Juste la fin du monde". C'est très différent...

 

CM : Comment se sont passées les répétitions ? Peux tu nous parler de François Berreur en tant que metteur en scène ?

BW : Les répétitions passent souvent par des phases successives et diverses, plus ou moins aisées. Ce texte et 

la rigueur de traitement que proposait François n'étaient pas simples à aboutir. Ca n'a pas toujours été rose, il est 

très exigeant, mais on s'en est bien sorti, visiblement... Et sa vision du texte était la bonne, je crois.

 

CM : Tu joues cette pièce avec Hervé Pierre et Clotilde Mollet qui sont tes amis. Est ce une facilité ou une difficulté de 

jouer avec des proches ?

BW : Dans ce cas précis, comme je l'espérais, ça a permis une vraie communication, sans langue de bois, un 

vrai bonheur, ça !

 

CM : Y a -t-il une chance pour que la pièce soit diffusée à la télévision ou éditée en DVD, comme l'a été "Mademoiselle Julie" ?

BW : Oui. Ca passera sur Arte un de ces jours.

 

CM : L'été prochain, tu rejoindras le plateau de PJ que tu avais quitté en 2005. Tu as été contacté par la production ? 

Qu'est ce qui t'a motivé à reprendre le rôle de Fournier ?

BW : La série s'achève définitivement. Plus que 12 épisodes à tourner. La productrice, Michèle Podroznik, m'a proposé

 symboliquement de revenir pour les 4 derniers, qui seront écrits par Frédéric Krivine, le "papa" de la série. Etant mort 

dans l'histoire, je voyais mal comment c'était réalisable, sans être "tiré par les cheveux", mais j'ai bien sûr accepté qu'ils

 me soumettent l'idée qu'ils auraient. Quand est née l'idée du "préquel", à savoir ce qui se passait "avant PJ", ça m'a 

amusé comme concept et j'ai dit banco pour aller clore l'aventure. Never say never again !...

 

CM : Avec toi, y aura-t-il de nouveaux personnages ? Certains au contraire vont-ils disparaître ?

BW : Il y aura Bernard et Nadine, je crois. Et ceux qui composaient la vie de Fournier avant le début de la série. 

Je n'en sais pas plus. J'attends les textes....

 

CM : Quels sont tes autres projets pour 2008/2009 ?

BW : Je tournerai fin janvier "hold up à l'italienne", comedie policière de Claude-Michel Rome, avec Astrid Veillon, 

tournage dans le sud.